Le fret ferroviaire est promis à un plan de relance national. En Charente-Maritime, il est utilisé pour le transport de céréales, de pierres et de pondéreux par nombres d’entreprises (Océalia, Kléber-Moreau, Saintonge Enrobés…). Le Grand Port Maritime de la Rochelle a aussi beaucoup investi depuis plus de 10 ans, notamment avec la création d’un OFP mais aussi dans des rénovations de voies pour irriguer son hinterland. La part du fret passant par le fer est désormais de 17% soit 1,6 M de tonnes de marchandises sur 2301 trains et par voie de conséquence le retrait de la route de 94 000 PL et 40 000 tonnes de CO2 démontrant que le train est rentable sur des trajets de plus de 100 kms. D’ici 2024, cette part devrait monter à 20%. Mais SNCF Fret reste vraiment très peu souple et les péages n’arrêtent pas d’augmenter. Les sillons doivent parfois être réservés 18 mois à l’avance… et l’abandon des wagons isolés en 2007 au profit des trains complets (minima 12 wagons) a remis sur les routes toute une part du trafic. Le chemin sera encore long… à l’image de celui du Grenier du Roy proche de Cognac (16) qui a investi 1,2M€ dans un ITE en 2012 et qui après des années d’errements de SNCF Fret n’a plus vu arriver un train depuis 3 ans !
Créée en 2017 à Ciboure (64) par 2 amis d’enfance, CREATION XXI invente, brevète, développe et produit en France une gamme d’orthèses à base de silicone pour soigner tous types de douleurs consécutives au sport ou bien chroniques. La marque STRAP4U commercialise aujourd’hui, via les pharmaciens, chez les kinés et en B to C plusieurs produits dans des gammes sport, bien-être et médical qui ne font que s’agrandir …
Les 1ères conséquences majeures commencent à apparaitre dans l’économie aéronautique du grand Sud-Ouest… AIRBUS a annoncé il y quelques jours la suppression de 3400 postes sur Toulouse-31 (sans départs contraints pour l’heure). LATECOERE va supprimer 475 postes et fermer l’usine de câblage de Labège (31) et LISI va supprimer 197 postes (1/4 de l’effectif) de son usine de Marmande (47). Il y a fort à parier que malgré le Plan Aéronautique, les importantes commandes récentes dans le spatial et les ventes de Rafale Export, les conséquences de la crise soient majeures sur ce secteur industriel pour nos régions…
Créée en 2012 et spécialisée dans les solutions de places de marché, MIRAKL vient de lever 255 M€ d’euros, un record pour une startup française souligné par le Président Macron. Devenu en 8 ans le leader mondial des solutions de places de marché (« marketplaces »), MIRAKL va donc pouvoir se renforcer et recruter. Parmi ses nombreux clients, elle compte déjà Carrefour, Auchan, E.Leclerc, Intermarché, Fnac-Darty, Conforama, Boulanger, Chronopost ou encore le groupe hôtelier Accor. 400 emplois nouveaux seront créés, notamment des postes d’ingénieurs à Paris et Bordeaux où MIRAKL a annoncé il y a quelques mois vouloir créer un centre de R&D avec une centaine de salariés…
Le Grand Port Maritime de Bordeaux veut baser sa reconquête commerciale sur une transition écologique résolue. Il a d’abord présenté la nouvelle drague du port, qui est une innovation mondiale en fonctionnant au GNL et en utilisant un procédé d’injection d’eau dans la vase réduisant de 60% les rejets de CO2 et de 80% ceux de NOX. Le GPMB est également lauréat d’un AAP européen avec son projet H2Bordeaux, aux côtés de ses partenaires Storengy et Nexeya, préparant la voie au déploiement de l’hydrogène comme carburant alternatif dans le port. Enfin, le GPMB porte sur les formes de radoub de Bassens un ambitieux projet de pôle retrofit spécialisé dans la transformation des motorisations bateaux du thermique vers le GNL ou l’hydrogène. Gageons que cet engagement permettra le redéveloppement du trafic tellement mis à mal depuis 30 ans…
L’Akoya, l’hydravion biplace doté de la technologie seafoils développé par la start-up savoyarde LISA Airplanes (Le Bourget-du-Lac – 73), sera industrialisé et fabriqué par SEGNERE, à Lanne-65, un des 3 sites du groupe situé sur Pyrène Aéro-Pole (Aéroport Tarbes-Lourdes) qui est des 120 sites industriels clé en main. Fortement impacté par l’arrêt du trafic aérien, SEGNERE fonde de gros espoirs dans ce partenariat qui pourrait permettre d’employer 50 salariés en 2024 pour 50 avions produits / an. La Banque des Territoires et la région Occitanie accompagnent le projet.