L’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), à l’occasion de sa 8ème assemblée générale qui réunit les délégués de 150 pays à Abu Dhabi (Emirats arabes unis) ce samedi 13 janvier 2018 publie les résultats d’une étude qui démontre que toutes les technologies de production d’électricité à partir d’ENR actuellement commercialisées devraient se situer dans le bas de la fourchette de coûts des centrales fossiles d’ici 2020 voire en dessous. Selon le panorama 2017 des coûts de production des énergies renouvelables, l’éolien et le solaire devraient afficher des coûts compris entre 0,03 et 0,10 dollars par kilowattheures ($/kWh). Les énergies fossiles devraient afficher des coûts compris entre 0,05 et 0,17 $/kWh. L’Agence voit dans cette évolution « un véritable changement de paradigme dans la compétitivité des différentes options de production d’électricité ». Par ailleurs, cette baisse de coûts continuera puisque pour chaque doublement de la capacité mondiale installée, les coûts baissent de 14% pour l’éolien offshore, 21% pour l’éolien terrestre, 30% pour le solaire à concentration et 35% pour le photovoltaïque…
Le N°1 mondial de l’acier, ArcelorMittal, a annoncé ce jour avoir été retenu par le Tribunal de Commerce de Bordeaux pour racheter la société Exosun, spécialisée dans les systèmes de suivi solaire pour les centrales photovoltaïques, et implantée à Martillac (33) où elle emploie environ 45 salariés pour 35 M€ de CA. Pépite bordelaise connue pour l’efficacité de ses trackers solaires, elle était placée en Redressement Judiciaire depuis Juin 2017 et ne pouvait plus faire face aux investissements nécessaires pour être mondialement présent sur ce marché. Son adossement au groupe ArcelorMittal lui donnera les marges pour devenir un acteur mondial dans un marché qui devrait voir passer la part des trackers de 25 à 50% des projets mondiaux…
Ce jour à Poitiers est signé le 100éme accord de financement français dans le cadre du Plan Juncker, la Banque Européenne d’Investissement apporte ainsi 70 M€ de fonds au groupe Energies Vienne qui intervient notamment dans le gaz et l’électricité. Energies Vienne est un groupe privé qui compte 3 sociétés et qui a été créé par Syndicat Energies Vienne (EPCI) : Sorégies (307 salariés, 216 M€ de CA), Sergies (10 salariés, 8,7 M€ de CA), et SRD (160 salariés, 59 M€ de CA) interviennent dans la production et la distribution d’énergie. Avec cette enveloppe de 70 M€ le Groupe Energies Vienne va pouvoir se développer dans les énergies renouvelables, déployer ses compteurs communicants, étendre et renouveler ses réseaux de distribution de gaz et d’électricité et de poursuivre son plan d’investissement baptisé « Energies Vienne 2025 ».
C’est une 1ère en France. Le bailleur social Gironde Habitat et l’opérateur Enedis ont inauguré ce jour une installation expérimentale d’autoconsommation collective d’énergie photovoltaïque. Objectif : produire une partie de la consommation d’électricité d’un immeuble de 60 logements à l’aide de 260 m² panneaux solaires fixés sur le toit d’un bâtiment BBC livré en 2014. Ils réalisent ainsi la 1ère opération collective d’autoconsommation comme autorisé par la loi du 24 Février 2017. Le gain attendu pour les locataires est de 50 à 70€ / an sur la facture d’électricité et le retour sur investissement devrait être de 10 à 12 ans. Un exemple à suivre …
C’est une nouvelle « extraordinaire » qui a été annoncée hier pour la filière bois des Landes et la chimie verte française: la société d’investissement française ARDIAN a annoncé entrer en négociations exclusives pour acquérir l’expert de la chimie verte DRT, basé à Dax, dans une transaction qui valorise la société à 1 MD d’€uros… Fondée en 1932 par 7 familles de sylviculteurs, DRT pèse aujourd’hui plus de 400 M€ de CA, 1300 salariés (dont 50% à Dax) répartis dans 5 usines dans le monde. Investissant 4% de son CA en R&D, DRT sort 2 ou 3 nouveaux produits par an et fournit résines, terpènes ou extraits naturels pour l’agro-alimentaire, la chimie des détergents, les caoutchoucs les cosmétiques…
Imaginée dès 2011, la centrale de thalassothermie Massileo a été inaugurée vendredi 13 octobre dernier à Marseille. Le réseau d’eau tempérée mis en place va approvisionner avec une énergie 100 % renouvelable, extraite de la mer, les bâtiments des quartiers environnants en chauffage, eau chaude sanitaire et climatisation. Sa capacité de production de chaud et de froid s’élève à 21 MW dont 2,5 MW pour Smartseille, 1er écoquartier de 2,7 hectares raccordé à Massileo, suite à un accord noué avec son promoteur, Eiffage Immobilier. Ses occupants peuvent ainsi bénéficier d’une énergie à 75 % locale et renouvelable. A terme, Massileo ambitionne de desservir 500 000 m² de bâtiments (logements, bureaux, équipements publics, hôtels…).