La discrète startup bordelaise Fieldbox.ai vient d’annoncer entre 10 et 20 nouveaux recrutements en 2018 pour accompagner le développement/déploiement de sa solution logicielle, fondée sur la donnée et l’intelligence artificielle, qui permet aux industriels d’améliorer leur efficacité. Incubée à Paris mais Bordelaise depuis 2014, Fieldbox.ai a les 2 pieds dans l’industrie 4.0 et dans les process industriels pilotés par la donnée. La solution logicielle qu’elle a développée, articulée autour d’algorithmes d’intelligence artificielle, permet aux industriels de collecter de la donnée fournie par les machines et par les opérateurs, de les intégrer dans une seule plateforme et d’obtenir de précieux renseignements afin de gagner en productivité et d’anticiper de potentielles casses.
Ce jour à Poitiers est signé le 100éme accord de financement français dans le cadre du Plan Juncker, la Banque Européenne d’Investissement apporte ainsi 70 M€ de fonds au groupe Energies Vienne qui intervient notamment dans le gaz et l’électricité. Energies Vienne est un groupe privé qui compte 3 sociétés et qui a été créé par Syndicat Energies Vienne (EPCI) : Sorégies (307 salariés, 216 M€ de CA), Sergies (10 salariés, 8,7 M€ de CA), et SRD (160 salariés, 59 M€ de CA) interviennent dans la production et la distribution d’énergie. Avec cette enveloppe de 70 M€ le Groupe Energies Vienne va pouvoir se développer dans les énergies renouvelables, déployer ses compteurs communicants, étendre et renouveler ses réseaux de distribution de gaz et d’électricité et de poursuivre son plan d’investissement baptisé « Energies Vienne 2025 ».
Selon le décompte exclusif de L’Usine Nouvelle, 104 nouvelles capacités de production ont été inaugurées en 2017 en France. Signe que l’industrie repart de l’avant car 42 fermetures seulement ont été annoncées sur la même période. Pour Conseil & Stratégie Durables qui promeut et accompagne les industriels de France c’est évidemment une belle nouvelle qui valide l’idée que le Made In France est attractif dès lors que l’écosystème national le redeviendra complètement. Parmi ces 104 nouvelles usines, 51 sont de nouvelles créations et les 53 autres des extensions / modernisations le plus souvent dans le cadre de l’Usine du Futur. Tous les secteurs industriels sont concernés : Agro-alimentaire, Matériaux, Métallurgie, Energie, Chimie, Aéronautique… car au delà des marges qui sont restaurées au niveau de 2007, le crédit reste peu cher, les perspectives bonnes et les capacités de production saturées à plus de 85%. La hausse des investissements notamment dans la robotisation (+23% en 2017) devrait s’accélérer encore et renforcer l’industrie française dans les années à venir…
Le 6e Forum DGA Innovation s’est tenu le 7 décembre dernier sur le campus de l’Ecole Polytechnique. RDV incontournable de l’innovation technologique de défense, il a présenté plus de 70 projets très innovants répartis en 6 thématiques : transformation numérique, énergie, matériaux, capteurs & senseurs, protection & santé et radars et télécoms. 1000 partenaires extérieurs de la Direction générale de l’armement (DGA) ont été reçus et ont pu assister à 8 ateliers scientifiques pour éclairer les partenaires extérieurs sur les orientations et les priorités scientifiques et technologiques de la DGA, 12 séances de pitchs de start-up dans les domaines de l’Intelligence artificielle, des objets connectés, de la fabrication additive et de l’information quantique et à une présentation du fonds d’investissement DEFINVEST animé par la DGA et Bpifrance.
La plate-forme Additive Factory Hub est inaugurée ce jour sur le plateau de Paris-Saclay. Son objectif est de mutualiser les compétences et les moyens d’une quinzaine d’industriels et d’instituts de recherche afin de lever les verrous à l’utilisation de l’impression 3D dans les usines. Baisser les coûts, augmenter la productivité, améliorer la robustesse et le contrôle des machines… de nombreux obstacles techniques restent à surmonter avant de voir la fabrication additive s’installer massivement dans les usines. Cette plateforme qui mutualise les moyens des Instituts Carnot, du CEA, du CETIM, de grands industriels utilisateurs (Safran, Air Liquide, Vallourec…) et de fournisseurs de solutions (Add’up, BeAM, Dassault Systèmes…) va investir 40 M€ en 5 ans et sera animée par une vingtaine d’experts. Le début de la structuration d’une filière française…
Le groupe PSA a annoncé hier la création d’une coentreprise (JV) avec le japonais Nidec Leroy-Somer pour la conception et la fabrication en France de moteurs électriques. Les moteurs, qui seront fabriqués sur le site de PSA à Trémery, en Moselle (57), équiperont principalement les véhicules de PSA mais aussi d’autres constructeurs. Cet accord à parité représente un investissement de 220 M d’€uros et permet à PSA de réinternaliser la fabrication des moteurs électriques et ainsi d’améliorer sa compétitivité. Le site de Trémery verra disparaître une ligne de production de moteurs diesel et fabriquera, à partir de 2022, 900 000 moteurs électriques/ an avec 400 salariés.