Les 1ères conséquences majeures commencent à apparaitre dans l’économie aéronautique du grand Sud-Ouest… AIRBUS a annoncé il y quelques jours la suppression de 3400 postes sur Toulouse-31 (sans départs contraints pour l’heure). LATECOERE va supprimer 475 postes et fermer l’usine de câblage de Labège (31) et LISI va supprimer 197 postes (1/4 de l’effectif) de son usine de Marmande (47). Il y a fort à parier que malgré le Plan Aéronautique, les importantes commandes récentes dans le spatial et les ventes de Rafale Export, les conséquences de la crise soient majeures sur ce secteur industriel pour nos régions…
La raffinerie TOTAL de Grandpuits (94), la dernière en Île-de-France, ne raffinera plus de pétrole. Total a confirmé le 24 septembre aux salariés réunis à Paris en CSE central l’arrêt, au premier trimestre 2021, des activités de raffinage de pétrole à Grandpuits. Avec un investissement de plus de 500 M€, le site de Grandpuits sera converti en plate-forme « zéro pétrole », produisant à la fois des agrocarburants (notamment pour l’aviation) et des bioplastiques, ainsi que du plastique recyclé. CORBION construira la 1ére unité européenne de PLA : un bioplastique fabriquéé à partir de sucre, biodégradable et recyclable (un pilote existe déjà en Thaïlande). PLASTIC ENERGY construire une unité de pyrolyse pour le recyclage de 15 000 tonnes / an de polymères en Tacoil, une huile synthétique pouvant être retransformée en polymères. Enfin QUADRAN, construira une centrale PV de 24 MWc complétant ainsi la reconversion du site.
Crée en 2017, le Conseil présidentiel pour l’Afrique réunis 12 groupes issus de la société civile qui interpellent la France sur les angles morts de sa politique vis-à-vis de la diaspora africaine et de l’Afrique. Il se réunit ce jour à Bordeaux et a pour objectif de remettre des propositions fin novembre au Président de la République pour promouvoir l’entrepreneuriat de la diaspora africaine, notamment en facilitant leur accès aux financements et en améliorant les politiques publiques en la matière dans les quartiers politiques de la ville et partout en France.
L’Institut de recherche technologique (IRT) Jules Verne, basé à Nantes (44), mobilisera 18,5 M€ sur 3.5 ans pour réinventer les pales d’éoliennes en mode recyclable. Aujourd’hui fabriquées en composite thermordurcissable, les pales ne peuvent être recyclées de manière satisfaisante. L’ambition est de les produire en matériaux thermoplastiques, dont l’une des vertus est d’être recyclable. Le projet, baptisé Zebra (pour Zero Waste Blade Research), associe en premier lieu le chimiste Arkema et sa résine Elium, un monomère liquide polymérisant à température ambiante. Le 1er objectif, à l’horizon 2022, est de fabriquer 2 prototypes de pales employant cette résine. L’une sera longue de 62 mètres et l’autre de 75 mètres avec intégration de raidisseurs. Puis le recylcage sera investigué : compoundage ou dépolymerisation. Le consortium mobilise également Engie, en tant qu’exploitant de parcs éoliens, le fabricant de pales LM Wind Power, filiale de GE, Owens Corning, l’un des leaders mondiaux de la fibre de verre, Suez, pour la question du recyclage et le centre technique aquitain CANOE spécialisé dans les composites.
Les 2 leaders mondiaux des produits styréniques l’anglais INEOS Styrolution et l’américain TRINSEO implanteront à Wingles (62), une unité de recyclage chimique de polystyrène pour répondre à leur engagement d’inclure 30% de contenu recyclé dans leurs productions de matières pour les emballages polystyrènes en Europe d’ici à 2025. Cette nouvelle unité sans équivalent dans le monde permettra de traiter environ 50 tonnes /jour de déchets à base de polystyrène. 2 technologies sont encore étudiées, mais portent sur un recyclage chimique, et non mécanique, du polystyrène. La dépolymérisation de déchets d’emballages alimentaires en polystyrène vise à récupérer un monomère liquide pur, apte à être à nouveau polymérisé et transformé en polystyrène équivalent au vierge.
Créée en 2012 et spécialisée dans les solutions de places de marché, MIRAKL vient de lever 255 M€ d’euros, un record pour une startup française souligné par le Président Macron. Devenu en 8 ans le leader mondial des solutions de places de marché (« marketplaces »), MIRAKL va donc pouvoir se renforcer et recruter. Parmi ses nombreux clients, elle compte déjà Carrefour, Auchan, E.Leclerc, Intermarché, Fnac-Darty, Conforama, Boulanger, Chronopost ou encore le groupe hôtelier Accor. 400 emplois nouveaux seront créés, notamment des postes d’ingénieurs à Paris et Bordeaux où MIRAKL a annoncé il y a quelques mois vouloir créer un centre de R&D avec une centaine de salariés…