La pépite albigeoise a bien grandi…Phodé installé à Terssac, 100 salariés, 19 M€ CA et 20% de R&D, fête ses 20 ans en investissant plus de 3 M€ dans le doublement de son site en R&D, production et bureaux. Initialement positionnée sur le marché des destructeurs / correcteurs d’odeurs, Phodé a élargi progressivement ses activités en direction des additifs naturels alimentaires destinés à stimuler l’appétit des animaux d’élevage, mais également vers des produits spécifiques comme les préparations pour les cigarettes électroniques dédiés à l’accompagnement du sevrage tabagique. Dans son métier d’origine, Phodé sait désormais proposer un correcteur d’odeur dans la masse des plastiques automobiles neufs… cette stratégie élargie et une forte croissance internationale devrait permettre à Phodé de doubler son effectif et de quadrupler son CA d’ici 3 à 5 ans …
Bordeaux accueille ce jour la 3ème édition du Forum Smart City Bordeaux consacrée cette année au thème « Sérénité et confiance, la ville heureuse ». En effet, le succès de la ville de demain ne doit pas être vu que sous l’angle de la technologie. Le « solutionnisme technologique » a vécu et, progressivement, une nouvelle réflexion s’organise, centrée sur le bien-être et le bien-vivre ensemble des habitants du territoire. Une ville plus smart, oui, mais aussi plus heureuse ! Mobilité, logement, numérique, énergie… sont autant de leviers sur lesquels agir dans cette optique d’une métropole.
Dans le même temps, pour encourager l’innovation et mettre les startups à l’épreuve des faits et de la réalité économique, la Métropole Bordelaise vient de se doter d’un nouvel outil baptisé Bordeaux Métro Pulse, dérivé du Tube à expérimentations urbaines (TUBÁ) créé à Lyon. Physiquement, il ne s’agit que d’un local de 160 mètres carrés hébergé dans les locaux bordelais du siège régional du groupe La Poste, parrain de l’initiative avec Bouygues Immobilier, Sopra Steria et Veolia mais c’est un Living Lab visant réunir entreprises, associations pour expérimenter des solutions de vivre ensemble dans la ville…
Le groupe pharmaceutique Sanofi s’apprête à démanteler pour fin 2017 le pilote DI 50 de Montpellier dont la construction a couté 107 M€. Le site de R&D spécialisé devait assurer la synthèse chimique d’une partie importante des principes actifs des tests de médicaments du groupe. Les installations ont été conçues pour produire jusqu’à 250 lots par an mais n’ont jamais été mises en production. A la date prévue de mise en service du bâtiment, en 2012, le groupe a réorienté son portefeuille d’activités vers les procédés de fabrication biochimique. Sanofi n’a semble t’il pas trouvé de repreneur malgré plusieurs projets… Même si ce démantèlement ne génère pas de casse sociale, il est quand même surprenant qu’aucune reconversion industrielle n’ait pu être trouvée !
Pragma Industries, une start-up de Biarritz, vient de lancer une levée de fonds sur la plate-forme de financement participatif Wiseed. Objectif: réunir 300 à 400 K€uros pour engager la production et la commercialisation de son vélo à hydrogène. Ce vélo, baptisé Alpha, dont la batterie se recharge instantanément grâce à son système d’assistance électrique et qui dispose ainsi d’une autonomie de 100 kilomètres, est en voie d’entrer sur le marché de la mobilité électrique. Mais quelques « privilégiés », agents territoriaux de Biarritz, Anglet, du Boucau et de l’Agglomération Côte-Basque-Adour roulent avec lui depuis début 2017…
L’incubateur-pépinière Newton inauguré il y a un an à Bègles accueille désormais dans ses locaux 12 startups qui ont permis de créer 50 emplois. Sur le périmètre d’Euratlantique, la technopole Bordeaux Technowest a réussi son pari en y installant des pépites à fort potentiel. Dans l’attente d’une extension de 1000 m² prévue en 2019, c’est désormais complet. Outre Newton, Bordeaux Technowest dispose de 3 autres incubateurs-pépinières d’entreprises répartis sur le territoire de la métropole bordelaise, à Mérignac, Blanquefort et Saint-Médard-en-Jalles. La technopole accompagne les projets innovants et les startups dans 4 domaines : aéronautique, éco-activités, smart cities et écologie urbaine (notamment autour du bâtiment intelligent et connecté).
Le danois Dong Energy a annoncé hier le 13 avril avoir obtenu l’autorisation de construire trois sites éoliens en mer du Nord, au large des côtes allemandes pour 590 MW, 2 sites représentant 480 MW ne recevront aucune subvention. Les revenus de Dong Energy proviendront ainsi de la seule électricité produite, une 1ère mondiale pour le secteur. Le groupe a pris l’hypothèse, avec une mise en service en 2024 que la finalisation du développement de la nouvelle génération de turbine permettra cette importante de la réduction des coûts. Dans le même appel à projets, l’énergéticien allemand EnBW a remporté un autre bloc de 240 MW, sans subvention également. A noter toutefois, que le coût de la connexion des parcs éoliens au réseau électrique ne faisait pas partie du cahier des charges… mais cette 1ère démontre la viabilité économique des projets offshore… et en France on avance ?