La pépite de Gradignan (33) EXOES, qui a développé un dispositif de récupération de la chaleur des gaz d’échappement des véhicules (1/3 de l’énergie produite est actuellement perdue sur nos véhicules), vient de signer un accord majeur avec l’équipementier automobile américain MODINE. Le dispositif Exoès qui sera testé en 2017 par Renault Trucks et Faurecia, va également profiter de la technologie Modine de l’échangeur thermique qui permettra de capter la chaleur et de la transformer à nouveau en énergie au service de la performance (sobriété et moindre pollution) des véhicules. Ce nouveau partenariat devrait permettre une mise en marché désormais prévue pour 2020.
Logistiques Magazine publie ce mois-ci un article intitulé « La relocalisation industrielle : volonté politique versus réalité économique »…Une réalité bien rude pour plusieurs raisons. Agile Buyers constate d’abord par enquête que « seuls 16 % des acheteurs des entreprises hexagonales avaient l’intention de se fournir dans en France en 2016 », c’est encore pire dans « la mécanique, la métallurgie et de l’électronique où ils étaient moins de 10 % à avoir des objectifs d’achats tricolores ». Donc les entreprises françaises n’achètent pas français…Par ailleurs, pour nombre d’activités industrielles les coûts de transport ne représentent qu’une toute petite fraction du coût de revient et ne justifient donc pas une relocalisation. Enfin, les séries commandées par les entreprises françaises sont souvent trop courtes pour justifier de nouveaux investissements en France. Pour relocaliser, il faudrait automatiser massivement pour neutraliser le coût du travail, s’affranchir délibérément des risques fournisseurs et que les cours du pétrole s’envolent… Cette vision nous parait un peu négative néanmoins car l’expérience montre la pertinence de la relocalisation industrielle en inventant un nouveau Business Model !
Le Lycée de la Joliverie à Saint-Sébastien-sur-Loire (44) a inauguré le 9 décembre 2016, une école usine de nouvelle génération. Développée sur 6000 m², cette école-usine a représenté un investissement de 8,6 M€ et vise a redonner du lustre aux métiers de la production industrielle. Sa spécificité tient au partenariat noué avec 2 fabricants de machines industrielles Hass et Hoffmann qui permet au lycée de disposer d’un parc machines de dernière génération : 10 machines à CN, des imprimantes 3 D, 40 automates Schneider, Rockwell et Siemens, 2 robots Fanuc et 1 laboratoire de métrologie… Le lycée accueillera 450 jeunes en formation initiale ou continue du CAP au Bac + 3 dans les métiers de la maintenance de production ou du bureau d’études.
Du 6 au 9 décembre 2016 se tiendra, au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte, le grand événement consacré à l’Industrie du Futur. « Convergence pour l’industrie du futur » réunira les principaux acteurs concernés par les changements majeurs que connaît actuellement le secteur industriel avec une dimension qui dépasse les simples frontières de l’Hexagone puisque, notamment, l’Allemagne en sera Invitée d’honneur. Il se fédérera autour de 3 événements qui se tiendront conjointement à cette occasion : MIDEST, le salon de référence en Europe de tous les savoir-faire en sous-traitance industrielle, SMART Industries, le nouveau salon dédié à l’usine intelligente et LE FORUM, un espace 100 % dédié à l’industrie du futur qui regroupera un programme de conférences, des animations, un panorama de réalisations industrielles de pointe, plusieurs pavillons institutionnels…
La région Bretagne avait lancé en Avril 2016 le programme « Industrie du Futur Bretagne », s’inscrivant dans la politique gouvernementale et s’appuyant sur les outils et méthodes définis par l’Alliance Industrie du Futur. Après une phase de sensibilisation des entreprises, le CETIM et ses partenaires régionaux viennent de présenter les 23 premières entreprises à entrer dans le dispositif. Après une phase de diagnostic, elles bénéficieront jusqu’en 2018, d’un accompagnement collectif et surtout individuel répondant au plan d’actions défini en matière d’acquisition de nouvelles technologies et/ou d’optimisation des processus. 40 autres entreprises pourraient être accompagnées d’ici 2 ans…
Alors que l’équipementier américain Delphi cherchait une solution de réindustrialisation pour le remplacer sur son site industriel de Périgny dont il avait annoncé la fermeture fin 2016, c’est finalement LEA Nature qui a signé le 30 Juin pour reprendre le site. Le fabricant de produits bio et naturels qui connaît une très forte croissance, va installer à partir d’Octobre 2016 des lignes de productions pour les cosmétiques, 1 unité de conditionnement de produits secs sans gluten et d’autres activités. Une centaine de recrutements nouveaux devraient être nécessaires…