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6 Février 2020

Nouvelle étape franchie par Lacroix dans son projet d’usine d’électronique du futur à Beaupréau-en-Mauges (49). Le groupe français d’électronique, qui compte 4 000 salariés dans le monde dont 1 250 en France et affiche un chiffre d’affaires de 482 M€ en 2019, vient d’en boucler le financement
avec le soutien de Bpifrance. Une coentreprise au nom de Lacroix Electronics Beaupréau est créée pour ce futur site industriel. Elle est détenue à 40% par Lacroix et 60% par Bpifrance. Le projet représente un investissement d’environ 25 M€, Bpifrance en apporte 15 et Lacroix 10, il est présent comme un nouveau modèle de French Fab 4.0 sans abandonner le modèle familial.

30 Janvier 2020

Le Président Macron visite ce jour l’usine Saft de Nersac (16), en compagnie de la ministre allemande de la recherche. C’est là que s’installeront pour 200 M€ les activités de R&D et la 1ère ligne pilote de « l’Airbus des batteries » d’un projet porté par un consortium qui réunit Saft, Total, PSA et Opel.
L’ambition, une fois qu’une nouvelle génération de batteries aura été développée à Nersac, est d’ouvrir deux « gigafactory » : l’une à Douvrin (62) dans les Hauts-de-France où PSA possède une usine de moteurs et l’autre à Kaiserlautern en Allemagne qui abrite un site Opel. Ce projet est un des projets financés par l’IPCEI Batterie validé le 8 décembre 2019 par la Commission Européenne. Il est notamment concurrent de celui, plus en avance, développé par NorthVolt (Suède) avec Volkswagen…

20 Janvier 2020

Le 3ème Sommet Choose France réunit ce jour à Versailles 150 à 200 dirigeants de grands groupes étrangers atour du Président Macron. les annonces se multiplient que ce soit en termes de contrats (2 Mds€ de MSC pour les Chantiers de l’Atlantique avec des paquebots au GNL) et surtout d’investissements industriels (Coca-Cola pour 1 Md€, AstraZeneca à Dunkerque pour 450 M€, Becton-Dickinson à Pont-de-Claix pour 176 M€, des plateformes Fedex pour 30 M€ notamment à Roissy et un centre de R&D 5 G pour Ericsson avec 300 emplois à Massy sur le plateau de Saclay…). des annonces positives pour la France…

10 Décembre 2019

Le Bélier (Siège à Vérac-33), une des plus belles success-story industrielle girondine, depuis 60 ans, spécialisé dans la fabrication de composants moulés en aluminium pour les industries automobiles et aéronautiques devrait passer sous pavillon chinois. Le groupe malgré ses 3000 salariés, ses usines en France, Serbie, Hongrie, Mexique et Chine, ses 358 M€ de CA et 27 M€ de RN en 2018 n’a pas la taille pour continuer à se développer sur les nouveaux marchés de l’électrique. La famille Galland, actionnaire de référence avec sa Holding Copernic, vient d’entrer en négociation exclusive avec le groupe chinois Wencan qui valorise le groupe à plus de 140M€. Quid du site de Vérac ?

21 Novembre 2019

Annoncée en 2017, l’usine que la start-up Metalvalue devait construire à Pîtres (27), afin de fournir 45 000 tonnes de poudre de métal par an, n’est pas sortie de terre. Mais un autre projet, plus modeste, porté par le métallurgiste Manoir Industries sera opérationnel début 2022, à Pîtres pour une unité de poudres métal d’une capacité de 10 000 tonnes / an. La fonderie de sa filiale Manoir Pîtres, vaisseau amiral du groupe avec 440 salariés, qui alimentera l’usine en acier liquide à 1 600 °C. Celui-ci sera réduit en poudre par le procédé d’atomisation au gaz. Manoir vise la réalisation de pièces par compaction isostatique à chaud (compactage des poudres à haute pression et hautes températures) et évidemment par fabrication additive. Sa cible : l’aéronautique, l’automobile, l’énergie.

12 Novembre 2019

Adidas fait un pas en arrière sur le chemin de l’usine du futur. L’équipe-mentier sportif allemand a annoncé lundi la fermeture prochaine de ses 2 Speedfactories, des sites de fabrication de chaussures largement robotisés qu’il avait ouverts il y a 2 ans en Allemagne et aux Etats-Unis en créant 200 emplois. Cette relocalisation avait suscité beaucoup d’espoirs, elle se fondait sur une capacité à produire de petites séries à la demande grâce à la robotisation des lignes et à l’impression 3D… mais le modèle n’a pas tenu car tout l’écosystème de la chaussure de sport est en Asie : fournisseurs, sous-traitants, partenaires… Les 2 Speedfactories ferment donc mais les technologies et process expérimentés seront déployés chez les partenaires asiatiques d’Adidas… Adidas continue en revanche à avancer seul sur le développement de l’impression 3D des chaussures … peut-être directement dans ses boutiques et corners.