L’institut national de la propriété industrielle (INPI) vient d’accorder le fameux label Indication Géographique Protégée (IGP) à la « Porcelaine de Limoges ». Une excellente nouvelle, obtenue après 10 ans de « lutte » pour la porcelaine entièrement fabriquée, pâte, moulage, cuisson et décoration dans le département de la Haute-Vienne qui sera effective au 1er décembre 2017. La prochaine étape consistera à faire auditer les entreprises candidates par un organisme de contrôle habilité par l’Etat, afin de déterminer celles qui se verront attribuer expressément le label IGP. Celui-ci est renouvelable tous les 3 ans.
Le port de Bayonne a une très ancienne tradition dans l’aciérie/sidérurgie puisque l’Aciérie de l’Atlantique (ADA) y avait succédé en 1995 aux Forges de l’Adour. Le groupe CELSA, actuel propriétaire, vient de boucler le tour de table de son projet d’investissement dans 2 laminoirs supplémentaires (un à chaud, l’autre à froid) d’une capacité de 500 kT qui créeront environ 220 nouveaux postes d’ici 2020. Un 2ème projet, le Laminoir des Landes, porté par Anon Atlantic (arrivé après le retrait de Beltrame) est plus avancé puisqu’il sera en essais en décembre, opérationnel il sortira 500 kT de bobines d’acier avec 100 emplois nouveaux. Des nouvelles bienvenue à la fois pour le Sud des Landes et l’Agglo Pays Basque mais également pour le Port de Bayonne.
Le monde de l’aéronautique et du drone sont en effervescence sur Bordeaux Métropole. Après les annonces de Dassault le mois dernier, Aérocampus Aquitaine vient d’annoncer un nouvel investissement de 18 M€ sur plusieurs projets structurants. Dans la formation d’abord avec des partenariats nouveaux, notamment, avec le lycée Jehann Dupérier de Saint-Médard-en-Jalles et avec l’AFPA. Puis sur le site de Latresne avec successivement la création d’un Drone Campus et ses 2 volières d’essais, d’un pôle avionique, consacré notamment aux systèmes embarqués puis d’un pôle matériel et d’un pôle électronique. Enfin, Aerocampus Aquitaine reprend l’actuel Conservatoire de l’Air et de l’Espace de Mérignac pour le transformer en une Cité de l’Aéronautique qui sur 10 ha et 60 000 m² bâtis alliera activités ludiques, formations, séminaires professionnels… Et dans cette même dynamique, la PME de Léognan Air Marine a dévoilé hier un accord avec C-Discount pour développer un drone de livraison par air …
Le Ministère de l’Economie et de l’Industrie en partenariat avec BPI France a lancé le 2 Octobre dernier la « French Fab ». La French Fab, c’est la manière française de faire de l’industrie, c’est l’écosystème de l’industrie française qui est trop méconnu et qui mérite infiniment plus de considération. Non l’industrie et les usines ce n’est pas sale, non l’industrie et les usines ce n’est pas Germinal ! Au contraire, l’industrie est innovante et créative, elle donne des responsabilités aux jeunes et les salaires y sont en moyenne plus élevés que dans nombres d’activités de services ou dans les fonctions publiques… Conseil & Stratégie Durables qui défend l’industrie Made in France et l’ancrage local des entreprises s’engage au sein de la French Fab
ORÉE a présenté ce jour à Paris son nouveau Guide: « S’ancrer dans les territoires pour gagner en performance », publié sous le haut patronage du Ministère de la Transition écologique et solidaire, avec le soutien d’EDF, GRDF, le Groupe La Poste, SNCF et Utopies.
Fruit de 3 ans de travaux, auxquels a largement participé Stéphane Luce pour Conseil & Stratégie Durables et de retours d’expérience d’entreprises, le Guide vise à démontrer aux entreprises l’intérêt de construire des liens étroits avec les acteurs de leur(s) territoire(s). Il rejoint les orientations actuelles de la réglementation: le Grenelle II puis la loi de la transition énergétique pour la croissance verte insistent sur la notion de proximité et le rôle des politiques locales. Plus récemment, la transposition de la directive européenne RSE a confirmé l’intérêt des pouvoirs publics pour l’ancrage local et l’emploi non délocalisable. Le Guide comporte également un volet opérationnel puisqu’il propose aux entreprises de faire le point sur leurs démarches d’ancrage local grâce à l’Indicateur d’Interdépendance des Entreprises à leur(s) Territoire(s) (IIET).
Dans son dernier rapport intitulé « Rapport sur le Commerce et le Développement 2017: au-delà de l’austérité vers une nouvelle donne mondiale », la Conférence des Nations-Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) examine la place des robots dans l’économie industrielle. Si elle remarque que « la menace que fait peser la robotisation sur les bons emplois s’étend à certains pays en développement », elle en relativise l’impact car pour l’instant, il n’existe « que » 2 millions de robots industriels, principalement utilisés dans les activités automobile, électronique et électrique de quelques pays comme l’Allemagne, les Etats-Unis et le Japon. Mais la CNUCED insiste surtout sur les opportunités liées à cette révolution. En particulier pour les TPE-PME, la CNUCED préconise le développement de robots collaboratifs, plus faciles à mettre en place, et de les associer avec les technologies de l’impression 3D. Ainsi « L’utilisation de robots associée à l’impression 3D pourrait offrir TPE-PME manufacturières de nouveaux moyens de surmonter les contraintes liées à leur taille et de mener leurs activités à une échelle bien plus grande. »