Cummins Filtration, fabricant US de filtres et autres équipements pour les véhicules, rapatrie une ligne de production initialement installée à Izmir en Turquie pour la remonter à Quimper (Finistère). Cette relocalisation, en raison de performances insuffisantes de l’usine turque et de l’instabilité politique du pays, va permettre de créer 21 emplois nouveaux et ainsi d’atteindre plus de 360 emplois sur le site de Quimper … qui va aussi bénéficier de 2,7 M€ d’investissement pour renforcer la R&D.
La pépite albigeoise a bien grandi…Phodé installé à Terssac, 100 salariés, 19 M€ CA et 20% de R&D, fête ses 20 ans en investissant plus de 3 M€ dans le doublement de son site en R&D, production et bureaux. Initialement positionnée sur le marché des destructeurs / correcteurs d’odeurs, Phodé a élargi progressivement ses activités en direction des additifs naturels alimentaires destinés à stimuler l’appétit des animaux d’élevage, mais également vers des produits spécifiques comme les préparations pour les cigarettes électroniques dédiés à l’accompagnement du sevrage tabagique. Dans son métier d’origine, Phodé sait désormais proposer un correcteur d’odeur dans la masse des plastiques automobiles neufs… cette stratégie élargie et une forte croissance internationale devrait permettre à Phodé de doubler son effectif et de quadrupler son CA d’ici 3 à 5 ans …
Le groupe pharmaceutique Sanofi s’apprête à démanteler pour fin 2017 le pilote DI 50 de Montpellier dont la construction a couté 107 M€. Le site de R&D spécialisé devait assurer la synthèse chimique d’une partie importante des principes actifs des tests de médicaments du groupe. Les installations ont été conçues pour produire jusqu’à 250 lots par an mais n’ont jamais été mises en production. A la date prévue de mise en service du bâtiment, en 2012, le groupe a réorienté son portefeuille d’activités vers les procédés de fabrication biochimique. Sanofi n’a semble t’il pas trouvé de repreneur malgré plusieurs projets… Même si ce démantèlement ne génère pas de casse sociale, il est quand même surprenant qu’aucune reconversion industrielle n’ait pu être trouvée !
Le leader danois de la fabrication de pales d’éoliennes LM Wind Power, récemment racheté par General Electric (déjà acquéreur d’Alstom Wind) a confirmé le 23 février 2017, le lancement de la construction d’une usine de pales pour éoliennes en mer à Cherbourg, sur le site aménagé par Ports Normands Associés (PNA). La construction de l’usine de Cherbourg démarrera très prochainement, en vue de la livraison d’un 1er ensemble de bâtiments avant la fin de l’année 2017. Elle aura pour vocation de livrer tous les opérateurs éoliens, sans se limiter aux 3 champs attribués au Groupement EDF-EN / GE, ni aux autres projets français et pourra employer jusqu’à 500 salariés.
DCNS, leader européen de l’industrie navale de défense va investir 100 millions d’euros sur 10 ans dans le cadre du Programme « Usine du Futur » Nouvelle-Aquitaine afin de moderniser son site de Ruelle-sur-Touvre (16). Une 1ère tranche en 2017 mobilisera 20 M€ pour créer un centre de R&D et réindustrialiser 16 ha, puis jusqu’en 2019 23 M€ supplémentaires seront investis pour optimiser les flux et les process, le reste sera investi au-delà de 2020. Cet investissement majeur devra permettre de créer au moins 20 postes d’ingénieurs sur le site.
Le Groupe Caloriver dont le siège social est à Toul (54) dispose notamment d’une unité de production à Montpon-Ménestérol (24), Technifloat. Le groupe vient d’annoncer qu’il se lançait dans la production de triple vitrage grâce à un investissement de 15 Millions d’€uros dans son outil industriel avec une extension de 7000 m² et en robotisant intégralement la découpe des produits verriers. La demande de triple vitrage est déjà forte en Allemagne et dans le Benelux, elle devrait exploser en France avec la mise en vigueur de la Réglementation Thermique 2020.